Des contes du monde entier pour grands et petits

Contes et légendes de Madagascar

9782910272678

Contes et légendes de Madagascar

Choisis par Galina Kabakova

illustrés par Zuzanna Celej

2012, 207 pages, 20€

 

 

Product Description

Origine du miel et du commerce : l’abeille

Lorsque le Ciel et la Terre ne formaient qu’un seul tout, l’Abeille, comme la mouche et tous les êtres animés, vivait avec le Créateur. Quand Ndriananahary eut séparé le Ciel de la Terre, il demanda à l’abeille de choisir le travail qui devait lui assurer sa nourriture quotidienne. L’Abeille répondit :
– Je ne sais que tresser de fines nattes avec lesquelles je fais mes rayons : cela suffit à mon activité et je gagne facilement ma vie. Ndriananahary lui laissa ce moyen d’existence, mais il recommanda à l’industrieux insecte de toujours travailler consciencieusement. L’Abeille se mit à la besogne et fabriqua tant et tant de nattes qu’en très peu de temps elle réalisa de gros bénéfices par la vente de ces objets utiles. Son trafic prospéra tellement que beaucoup d’animaux voulurent l’imiter: personne ne réussit à l’égaler, car nul n’avait l’art et la patience de l’habile ouvrière.
Un jour, l’Abeille se rendit au Ciel pour demander à Ndriananahary où elle devait déposer le miel qu’elle fabriquait.
Le Créateur lui répondit :
– N’as-tu pas le talent de tresser de jolies nattes ! Fais une petite maison avec de nombreux compartiments ; tu habiteras les uns et tu y déposeras tes œufs, les autres te serviront de magasins de dépôt pour conserver ton miel.
Munie de ces conseils l’Abeille revint sur la terre et se mit aussitôt à l’œuvre. Elle eut vite fait de construire une ruche dans le tronc creux d’un vieil arbre : elle divisa l’intérieur en plusieurs étages garnis d’une infinité de cellules. Quand tout fut terminé, elle alla butiner de fleur en fleur : après avoir aspiré le suc de chacune d’elles, elle venait le déposer dans les compartiments vides destinés à cet usage.
Elle eut bientôt une grande quantité de miel : presque tous ses alvéoles en étaient remplie. Mais cette nouvelle industrie ne lui avait pas fait négliger le tressage des nattes auquel elle consacrait tous ses loisirs. Aussi en était-elle toujours abondamment pourvue.

à suivre